Sur la route des Fiordlands

Bon, après avoir fait des recherches approfondies, il s’avère que la Nouvelle-Zélande s’étend sur deux îles principales. Le léger souci étant que je suis sur celle du Nord pendant que mes deux maîtres sont sur celle du Sud. Je suis pas rendu… Pendant ce temps Amandine et Stéphane partent visiter l’extrême sud-ouest du pays. Ça me laisse le temps d’arriver.

Notre petite vie à Dunedin suit son cours. Nous habitons dans une belle maison, Stéphane a un travail, et nous participons à des associations de l’université. Nous consacrerons peut-être un article à cette histoire plus tard. Pour le moment nous partons pour un grand week-end afin de faire l’une des plus belles randonnées du monde. Située dans un parc naturel inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’une des neufs Great Walks de Nouvelle-Zélande, j’ai nommée, la Milford Track.

L’itinéraire pour s’y rendre depuis Dunedin emprunte partiellement la Southern Scenic Road et nous avons plusieurs arrêts intéressants à faire en chemin. Le premier est la ville de Gore. À vrai dire il n’y a rien de particulier à y faire si ce n’est admirer la statue géante d’une truite.

Voilà, voilà…

Nous reprenons donc vite la route en direction d’Invercargill. Là, nous faisons un arrêt au Southland Museum. Nous rendons visite à Henry, le mondialement connu Tuatara de plus de 110 ans. Le Tuatara est une très ancienne espèce de reptile qui possède un troisième œil sur le haut du crâne. Le Tuatara est aujourd’hui protégé et est un tonga, trésor particulier, pour les Maoris. Le musée dispose également des galeries culturelles et d’histoire naturelle dans lesquelles nous vadrouillons quelque temps.

Bonjour Henry !

Avant de partir nous profitons du bucolique Queens Park situé juste à l’arrière du musée. Il est ensuite temps de reprendre la voiture et de continuer la route. Seul bémol : Stéphane, s’étant garé trop près, laisse le pare-chocs avant sur le trottoir en reculant. Ce fâcheux contretemps nous pousse donc à revoir nos plans et à trouver un garagiste qui peut nous remettre ça en place. Un écrou et quelques serre-câbles plus tard, nous revoilà sur les routes !

Nous gagnons alors Riverton, un petit village de bord de mer. Nous nous y arrêtons afin de faire le chemin côtier qui s’y trouve. Étonnamment, ce dernier commence par une marche dans une épaisse forêt avant de finalement déboucher sur la plage. C’est de là que nous pouvons observer à l’horizon Stewart Island, la troisième plus grande île du pays.

L’ombre de Stewart Island se détache de l’océan à l’horizon

Après cette balade, nous remontons en voiture afin de nous rendre à la dernière destination de la journée : Gemstone beach. Cette plage doit son nom et sa réputation au fait que l’on peut y trouver des pierres précieuses ! Amandine et Licorne partent donc immédiatement en chasse, retournant chaque caillou, persuadées de revenir les bras chargés de richesses.

L’épisode raté des pierres de jade n’a visiblement pas servi de leçon à nos chasseuses de trésor en herbe

Après une longue période de recherche, il est temps de se rendre à l’évidence : non ce bout de plastique bleu érodé par les courants marins n’est pas un saphir. Amandine est fort déçue. Mais cela n’empêche pas Gemstone beach d’être une plage très agréable bordée de falaises ocres et oranges. C’est un endroit parfait pour y admirer le coucher de soleil.

Peut-être est-ce là le véritable trésor de cet endroit

Nous campons cette nuit-là près de Clifden et de son ancien pont suspendu. Le lendemain nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de Te Anau, la ville de départ de la Milford Track.

Au matin, nous nous réveillons avec les poules, littéralement

La première étape de la randonnée étant très courte, le bateau nous y emmenant ne part pas avant le début de l’après-midi. Cela nous laisse le temps de nous rendre au Te Anau Bird Sanctuary, un centre d’accueil et de soin d’oiseaux géré par le DOC, le département de la conservation néo-zélandais.

Le Takahē est très famille et le papa et la maman restent avec leur progéniture jusqu’à un âge avancé

Nous avons la chance d’être guidés par une ranger du DOC qui nous parle des différents oiseaux vivants ici. Nous y observons une famille de Takahē, une espèce incapable de voler que l’on pensait éteinte jusqu’à sa redécouverte en 1948. Nous y voyons d’autres espèces d’oiseaux emblématiques de la Nouvelle-Zélande, tel que le Kākā, un perroquet des forêts qu’il est autrement rare d’apercevoir à l’état sauvage.

N’écoutant que son courage, Amandine est restée très à l’écart de la nuée d’oiseaux nous entourant

L’heure pour nous d’aller randonner a finalement sonné. Le temps de récupérer nos sacs à dos, la navette nous emmenant à l’embarcadère nous attend. C’est parti pour quatre jours en autonomie au cœur des Fiordlands, l’immense réserve naturelle qui forme la partie sud-ouest de la Nouvelle-Zélande. Pour suivre ce fantastique voyage, rendez-vous au prochain l’article.

Pour voir les photos c’est ici.

Quatre jours ? Parfait ça me laisse le temps d’arriver. C’est que, ce n’est pas la porte à côté leur maison. En plus j’ai vu qu’il faut que je prenne un ferry machin-chose. Qu’est-ce que c’est que ça encore ? Allez tchao la compagnie, Patapouf prend la route !

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